L’escrime pour récupérer du cancer du sein

Elle aide à la rééducation après une intervention chirurgicale. On le constate à Cesson et au CHP de Saint-Grégoire.

« On avait constaté que les femmes se repliaient sur elles-mêmes après une chirurgie du cancer du sein. Avec l’escrime, elles sont obligées de s’ouvrir et retrouvent confiance en elles », se réjouit François D’Halluin, chirurgien au centre hospitalier privé (CHP) de Saint-Grégoire et président de l’association Solution Riposte Bretagne. La belle initiative est née en 2007, portée par Dominique HornusDragne, une anesthésiste toulousaine. Le projet fait partie du programme national de la Fédération française d’escrime. Après avoir séduit plusieurs clubs français, il est arrivé à Saint-Grégoire en 2015.

Du sport et de la détente

Le club cessonnais, lui, s’est engagé en novembre. Pour ce faire, Nolwenn Perrigault, maître d’arme, a suivi une formation spécifique à la rééducation suite à un cancer du sein. « L’escrime est un sport doux, il n’y a pas d’à-coups. Les filles n’ont pas d’obligation, elles viennent quand elles veulent », explique Marc Sabardeil, président de l’Olympique Cesson escrime. Du sport donc, mais pas seulement. « La convivialité est importante, elle aide à la rééducation. C’est pourquoi, à chaque séance, on commence par un moment de détente et de partage. » Les escrimeuses bénéficient d’un an de pratique gratuite. La Ligue contre le cancer les aide, en finançant les équipements et les maîtres d’armes, la première année. « Cependant, si les escrimeuses souhaitent continuer l’aventure, mais qu’elles n’en ont pas les moyens, on débloque de l’argent pour financer les années suivantes », confie Jean-François Tourtelier, président du comité 35 de la Ligue contre le cancer. Un deuxième partenaire les épaule, Vivalto santé sport.

Des améliorations sur la santé

Les bénéfices sont nombreux. « En tant que médecin, je me rends compte qu’il y a moins de consultations et que les patientes sont plus épanouies », rapporte François D’Halluin. Le projet devrait prochainement s’étendre à d’autres communes bretonnes.

 

Ouest-France du vendredi 13 janvier 2017